|
Art at the
turn of the Millenium Fresh
Cream |
|
||
|
« Art at the turn of the Millenium » et « Fresh Cream » constituent une bonne introduction à l’art contemporain pour ceux qui connaissent peu les artistes majeurs et la diversité de leurs pratiques. |
|||
|
Ces deux ouvrages se présentent sous la même forme, celle d’un dictionnaire des artistes contemporains. Ils visent à prendre l’aspect d’un guide à travers une exposition imaginaire, d’une exposition dans un livre, afin de donner un aperçu de l’art contemporain tel qu’il sera encore dans les années à venir. Chaque artiste est traité selon le même principe ; date et lieu de naissance, petite présentation de l’œuvre accompagnée de reproductions ; principales expositions. La sélection des artistes résulte d’un choix des auteurs selon un point de vue revendiqué comme étant assez subjectif, mais le résultat reste néanmoins très représentatif de la scène contemporaine. Cependant, si « Art at the turn of the Millenium » prend pour limites géographiques le monde occidental, « Fresh Cream » cherche à se positionner dans une perspective mondiale. En effet, dans ce dernier, les dix conservateurs ayant sélectionné les artistes travaillent aussi bien à Londres qu’à Bangkok, Moscou ou Istanbul. On y trouve donc presque autant d’artistes très connus en Europe (Matthiew Barney, Mariko Mori, Kendell Geers…) que des artistes moins souvent exposés . De plus, « Fresh Cream » se renouvelle tous les deux ans (la première version, intitulée « Cream », date de 1998) pour présenter sans cesse de nouveaux talents. Il est également plus riche en textes critiques que le premier, puisqu’une introduction et une sélection de textes généraux est fournie par les conservateurs, cherchant ainsi à affirmer une unité plus grande dans leurs choix respectifs. « Fresh Cream » peut être considéré comme la version « chic » du premier, sa présentation dans un coussin gonflable et sa couleur rose étant particulièrement attirants, son prix étant aussi légèrement plus élevé. Mais l’idéal reste néanmoins de lire les deux, puisque « Art at the turn of the Millenium » expose une sorte de bilan des années 80 et 90, complétant ainsi « Fresh Cream » qui donne plus une image de l’art contemporain à un instant précis. Florence Cheval |
|||
|
|||









