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"Générosité" est le terme qui sous-tend la poésie de François Xavier. De cette générosité des Voltaire, Hugo et autre Zola.
Les mots font palpiter la vie dans ce qu'elle a de quotidien et de charnel, de tragique et d'émouvant. L'urgence est de crier, de dénoncer l'intolérance, d'abattre l'ostracisme, de chercher par où la paix respire afin de pouvoir la désenclaver.
L'Orient, présence tutélaire, est chanté dans tous les tons et dans tous les registres. Son passé, glorifié, affleure sans cesse tel un regret face aux déchirures actuelles.
La femme aimée, elle-même issue de l'Orient (Liban), est comme une preuve vivante de cette paix possible, de cette terre ouverte à des résonances diverses qui, toutes, proviennent de la même profondeur humaine. Et les mots du poète tissent une fraternité entre ceux, qui aujourd'hui, se combattent et qui, demain, marcheront ensemble.
Le lyrisme de François Xavier ressemble à cette fonte des neiges qui vient gonfler l'eau des torrents et faire renaître la nature altérée. C'est un souffle bienfaisant auprès duquel se réchauffent l'espoir et la confiance, sa sœur.
Une écriture serrée vient renforcer cette sensation de plénitude qui, malgré toutes les plaies, gagne du terrain. Car la vie l'emporte ! Et les accès de colère, de révolte, de désespoir en sont la démonstration même.
Il serait bon que ce livre soit lu par les belligérants de tous poils, par tous ceux qui s'ancrent dans des certitudes mortifères. Que pour une fois ils écoutent le poète. Qu'ils suivent sa voix.
Daniel LEDUC
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Fou d'Orient, François Xavier positionne son parcours littéraire entre plusieurs genres, à la fois poète, chercheur, essayiste, conteur et éditeur. Il a publié en 2001 (réédité en 2002) la première étude en langue française sur la vie et l'œuvre du poète palestinien Mahmoud Darwich : Mahmoud Darwich et la nouvelle Andalousie. Il est l'auteur d'une dizaine d'ouvrages.
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